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Les Communautés de communes telle que la notre doivent grandir dans un contexte territorial toujours plus incertain.
Les Réformes nationales successives, souvent prises au désavantage de l’échelon local, la crise globalisée qui affecte les finances publiques et contraignent nos budgets à toujours plus de rigueur, le désengagement du rôle et des crédits de l’Etat, rendent difficile l’exercice de nos compétences.
Pour autant, les élus que nous sommes refusons de céder à la solution de facilité qui serait d’abdiquer là où les moyens manquent. Ne vous y trompez pas derrière tout cela se profile la délégation au privé de pans entiers du service public local. C’est toutefois un mouvement que nous nous évertuerons toujours à freiner par une volonté appuyée d’offrir des services de qualité à la population et s’adaptant aux besoins de nos administrés.
Nous sommes un territoire rural constitué en grande majorité de communes pauvres mais un territoire qui voit naitre des projets ambitieux comme le réseau des médiathèques implantées
sur chaque commune, la rénovation et la construction des structures «jeunesse», prochainement une déchetterie. Nous maintenons et développons par ailleurs l’accueil de la petite enfance, la jeunesse, la restauration, la collecte des Ordures ménagères accompagnée du tri sélectif… Ces avancées sont possibles grâce aux leviers de la solidarité qui unissent les communes et notre groupement, dans leur fonctionnement et leurs mécanismes financiers. Toutefois et malgré ces liens, forts, les élus sont aujourd’hui devant une situation qui les oblige à en appeler à la participation des populations. Lorsque j’ai été élu pour la première fois en 2001, si à l’époque on m’avait demandé quelle pouvait être la pire décision que devait prendre un élu dans sa vie politique, je vous aurai répondu : « augmenter un impôt ou un créer un ». Je peux vous assurer que je n’ai pas changé d’avis. Le contexte, par contre, oui. Ce n’est pas de gaité de coeur, vous pouvez l’imaginer, que l’ensemble des élus communautaires s’est résolu à la mise en place d’un impôt pour 2010. Cette décision ne relève pas d’un choix pour notre territoire mais d’une nécessité si nous voulons continuer à vivre dans un bassin de vie dynamique. Il est de notre responsabilité d’élus de ne pas hypothéquer l’avenir de ce territoire auquel nous sommes très sincèrement attachés en refusant de prendre la seule solution qui s’impose. En contrepartie, le Président que je suis veillera à ce que Roussillon Conflent s’engage à poursuivre et développer, grâce à cette quatrième colonne que je vous assure calculée au plus juste des besoins, sa politique de services mise en place au bénéfice des 17 000 habitants que compte notre Communauté. Ce n’est que dans ce sens que se justifie et ne peut se concevoir ce futur impôt.
L’Avenir ne se décrète pas. L’Avenir se prépare.
Robert Olive
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